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Semaine Européenne du Développement Durable 2026 : et si on commençait par ce qu’on jette ?

Du 18 septembre au 8 octobre 2026, la Semaine Européenne du Développement Durable (SEDD) met à l’honneur l’alimentation durable. L’occasion de revenir sur un levier: mieux comprendre ce que nous jetons, pour mieux le réduire. Chiffres clés, enjeux pour la restauration collective et actions concrètes à mettre en place, voici notre tour d’horizon.

La SEDD 2026 : des initiatives concrètes pour une alimentation durable

La Semaine Européenne du Développement Durable est un rendez-vous européen qui valorise, chaque année, les initiatives concrètes en faveur des objectifs de développement durable. En 2026, elle se tient du 18 septembre au 8 octobre et place l’alimentation durable au cœur de la mobilisation, en écho à l’adoption de la Stratégie Nationale de l’Alimentation, de la Nutrition et du Climat.

Un thème qui croise quatre enjeux à la fois : environnemental, sanitaire, social et économique. Et parmi les initiatives encouragées par les organisateurs figurent les ateliers de sensibilisation au gaspillage alimentaire.

 

Le gaspillage alimentaire en France : les chiffres à retenir

Indicateur Chiffre
Déchets alimentaires en France 9,7 millions de tonnes (2023)
Part encore comestible 3,8 millions de tonnes
Part des émissions mondiales de gaz à effet de serre 8 à 10 %
Coût complet du gaspillage en restauration collective 2025: 1,03 € par repas
2016: 0,68 € par repas

Ce dernier chiffre mérite qu’on s’y arrête: en moins de dix ans, le coût du gaspillage par repas a augmenté de plus de 50 %. L’ADEME observe cette hausse dans tous les segments: scolaire, sanitaire et entreprise. Autrement dit, agir permet donc de mieux maîtriser des coûts en hausse.

 

Pourquoi la restauration collective est un levier majeur

Avec plusieurs milliards de repas servis chaque année en France, la restauration collective concentre un potentiel de réduction considérable. Trois raisons à cela :

  1. Les volumes sont mesurables. Le gaspillage alimentaire d’un restaurant collectif peut être pesé, catégorisé et suivi dans le temps.
  2. Les causes sont identifiables. Sur-production, portions inadaptés, menus peu appréciés, organisation du service : chaque cause appelle une action différente.
  3. Le cadre réglementaire structure et accélère les démarches. Lois EGALIM, AGEC et Garot imposent déjà diagnostic, dons et tri à la source aux acteurs de la restauration collective.

Mesurer, analyser, réduire : la méthode qui fonctionne

Réduire durablement le gaspillage suppose de sortir de l’estimation. La démarche que nous observons chez nos clients tient en trois temps :

    • Mesurer en continu plutôt que sur une semaine de diagnostic manuel : les variations de menus, de fréquentation et de saison ne se lisent que dans la durée.

    • Distinguer les sources : pertes en cuisine, excédents de distribution, restes assiettes. Les leviers ne sont pas les mêmes, et les confondre conduit à agir au mauvais endroit.

    • Partager les résultats avec les équipes de cuisine et les convives. C’est souvent en voyant ses propres chiffres que l’on peut agir.

Sur le terrain pendant la SEDD 2026

Pendant la semaine, nos équipes sont aux côtés de nos clients en santé et en entreprise.

Au programme sur nos stands : des questionnaires pour faire deviner aux convives ce qui est réellement le plus gaspillé, une boîte à idées pour recueillir leurs propositions , et un défi « Trouver le juste poids » pour deviner le poids des aliments et sensibiliser à ce qui est réellement jeté. Des formats simples et ludiques qui créent le déclic.

Merci à nos clients, à leurs équipes de cuisine et à leurs convives pour leur engagement.

5 actions à lancer dès la rentrée

  1. Peser et catégoriser les restes pendant au moins un cycle de menus complet.
  2. Ajuster les grammages et la production sur la base de données fiables.
  3. Afficher les résultats en salle : la sensibilisation des convives contribue à la baisse des volumes.
  4. Impliquer les équipes de cuisine dans la lecture des chiffres, chaque semaine.
  5. Fixer un objectif chiffré et suivre son évolution dans le temps.

Conclusion

La SEDD est un point de départ utile, à condition de ne pas s’arrêter le 8 octobre. Le gaspillage alimentaire est l’un des rares sujets où l’impact environnemental, le budget et la satisfaction des convives avancent dans le même sens. Tout commence par une mesure fiable.

Vous souhaitez évaluer l’impact du gaspillage alimentaire dans votre restaurant?


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